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Notre aumonier |
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Le Père Richard
témoigne sur sa vocation |
Du protestantisme au catholicisme ; de l’Australie à la France !
Que Ton Règne Vienne !
Je suis
né à Adélaïde, la quatrième plus
grande ville australienne, le 5 mars 1970 et je suis le dernier de 4
fils.
Ma famille est
d’origine protestante et nous avons tous été
baptisés dans l’église anglicane. J’ai
été baptisé dans l’église anglicane
de St Alban’s à l’âge de 8 mois. Mais la
pratique de la religion n’était pas très importante
dans notre famille et personne ne s’y intéressait
vraiment. Mes parents, après une rencontre avec un jeune couple
de Témoins de Jehová ont commencé un chemin
spirituel qui a mené ma mère vers l’Eglise
catholique. J’avais 4 ans à cette époque. Ma
mère a souhaité que je sois élevé dans la
foi et j’ai donc fait mes études dans une école
catholique, où j’ai fait ma première communion.
En terminant
l’école j’ai voulu étudier la
médecine. Pas pour devenir riche, mais pour être un de ces
médecins missionnaires qui donnent leur vie pour aider les gens
qui en ont le plus besoin en Afrique. Malgré tout mon travail,
je n’ai pas obtenu de notes suffisamment bonnes pour être
accepté à la faculté de médecine.
J’avais déjà dix-sept ans et j’ai
décidé de courir un risque : je suis sorti de
l’université et peu après j’ai trouvé
un travail dans un Burger King. Ça ne m’a pas plu du tout
et j’ai changé de travail après seulement une
semaine. J’ai ainsi commencé une longue série de
petits boulots qui ne m’ont mené nulle part. Dans les uns
j’ai tenu trois mois, dans d’autres deux semaines. Je
n’ai finalement rien trouvé qui me plaisait. Après
toute ces activités, j’ai eu le sentiment qu’il
était temps de faire de ma vie quelque chose qui en vaudrait la
peine. L’idée d’aller en Afrique pour aider les plus
pauvres revenait de plus en plus fréquemment, et j’ai
alors commencé des études d’agriculteur pour
pouvoir aider une organisation humanitaire.
Université d’adélaïde
Les
années que j’ai passées ainsi resteront les pires
de ma vie. J’ai eu des moments de crise quand je me suis rendu
compte à quel point j’étais éloigné
de Dieu. Je suis tombé dans un engrenage par lequel chaque lundi
je prenais la résolution de rester à la maison le
week-end suivant et d’aller à la Messe le dimanche. Mais,
chaque vendredi je ne pouvais pas résister à la tentation
de passer le week-end avec mes amis et aller de fête en
fête. Le dimanche, je ne me sentais pas digne d’aller
à la messe. J’avais beau être plein de bonnes
intentions, je n’arrivais pas à les mener à bien.
Le père Richard, le 24 décembre 2005, lors de son ordination sacerdotale
C’est
à ce moment là que deux éléments nouveaux
entrèrent dans ma vie. L’un fut un problème
éthique dans mon travail et l’autre une nouvelle
fiancée qui était catholique. Elle m’a dit que dans
environ six semaines elle partait en Europe faire un voyage
qu’elle avait déjà planifié depuis
longtemps. Elle m’a dit qu’elle allait à un endroit
dont je n’avais jamais entendu parlé, Medjugorge. Alors je
l’ai accompagnée ...
Les premiers
jours à Medjugorge furent un enfer. Les gens pensaient seulement
à réciter le chapelet, que je ne connaissais pas du tout
! Mais le cinquième jour, j’écoutais les
conversations d’un groupe d’américains. Tout
à coup l’idée m’est venue que ce pouvait
être moi le sot et pas eux. Ça me semblait très
improbable mais alors qu’ils parlaient je me suis plusieurs fois
posé la question. Est-ce moi qui dois changer ou eux ? Est-ce
que je dois vraiment devenir comme eux ? Cette idée me
répugnait.
Dans
l’après midi, j’ai commencé à monter
la montagne et je suis arrivé au sommet quand la lumière
avait commencé à baisser. Je me retrouvais seul dans la
montagne. Je suis parti au pied de la croix, me suis mis à
genoux, j’ai allumé une bougie et j’ai sorti mon
chapelet. J’avais à peine commencé mon chapelet
quand Celui que j’avais invité est venu. La bataille
n’a duré que quelques instants et Dieu l’a
gagnée. J’ai amèrement pleuré sur toute ma
vie de péché et j’ai demandé à Dieu
de m’aider parce que je n’y arriverais pas tout seul. Je
lui ai dit "Jusqu’à présent j’ai porté
ma vie selon ma propre volonté, et regarde où elle
m’a mené. A partir de maintenant je veux que Tu te charges
de ma vie. Tu as le contrôle, je te le donne. Dis-moi ce que tu
veux et je le ferai. Mais ne me laisse jamais seul, parce que je me
perdrais à nouveau. "
J’ai
cessé de pleurer et j’ai ressenti une paix que je
n’avais jamais ressentie auparavant, comme si un énorme
poids m’était enlevé des épaules. Je suis
descendu de la montagne en priant, en chantant et en riant. Mais
maintenant ce n’était plus un rire sarcastique, mais un
vrai rire plein de joie et de bonté. Que Dieu est bon ! Le jour
suivant je suis parti me confesser pour la première fois en cinq
ans puis j’ai assisté à la Sainte Messe.
Mon retour en
Australie fut un peu difficile. Ma vie commençait à
prendre la forme que Dieu voulait. Je commençais à vivre
selon sa volonté : la Sainte Messe, le chapelet et la lecture de
l’évangile quotidiennement, le jeûne de pain et
d’eau tous les mercredis et vendredis et une confession mensuelle.
Parfois,
après la Sainte Messe, je restais devant le Tabernacle pour
prier et pour lire l’Évangile et quand j’ai lu le
passage qui parlait de la moisson et du manque d’ouvriers,
l’idée du sacerdoce m’est venue, mais je la
repoussais tout de suite. Je ne pouvais pas m’imaginer
enfermé dans un séminaire. J’ai d’abord
pensé que c’était un lieu où fuyaient les
gens qui ne pouvaient pas trouver de fiancée ou un bon travail.
De plus si je me présentais au séminaire
j’étais certain qu’ils allaient me repousser. Mais
un jour une fiancée m’a posé la question : "Tu
penses au sacerdoce, oui ou non ?" Je ne savais pas que lui
répondre. Elle a insisté : "Tu réponds à la
question, oui ou non ?" Je lui ai dit que je ne voulais pas être
prêtre, mais que sans que je sache pourquoi, cette idée me
poursuivait. Dans le doute, j’ai préféré ne
pas l’épouser. J’ai pensé qu’il
était préférable de m’assurer d’abord
que je n’avais pas la vocation avant de m’engager avec elle.
Ainsi
j’ai pris la décision de visiter quelques
séminaires, et j’ai rencontré la Légion. Le
Père Bannon m’a appelé et après lui avoir
parlé j’ai été si impressionné que
j’ai décidé que si Dieu m’appelait à
entrer au séminaire je voulais être avec lui. Je lui ai
demandé quelle était la prochaine étape si je
voulais en savoir davantage sur la Légion. Il m’a dit que
je devais rendre visite aux novices. Là bas je pourrais leur
parler, leur poser des questions pour voir si c’était fait
pour moi. J’étais là depuis environ quatre jours
merveilleux lorsque le Père Bannon m’invita à Nueva
York pour rencontrer le Père Maciel. Pour toutes ces raisons
j’ai senti que j’avais enfin trouvé ma place, que
j’étais né pour ça.
Le
père Luis Garza, LC, vicaire général de la
Légion du Christ, revêt le père Richard de
l’étole
Je suis
entré au séminaire en septembre 1997 et je suis
directement parti à Rome pour étudier la philosophie. 2
ans plus tard je suis parti pour commencer mes pratiques apostoliques
au Québec. Je suis rentré à Rome trois ans
après et j’ai commencé ma théologie.
J’ai été ordonné prêtre le 24
décembre 2005 dans la chapelle du centre d’Etudes
Supérieures de Rome par le cardinal Noberto Rivera.
Aujourd’hui je commence mon ministère sacerdotal en France.
En comptant sur vos prières !
P. Richard Greenslade, LC
